Le roadbook n’est pas un roman
Le jour J, personne ne relit une analyse de trois pages au ravito. Ce qu’il faut, c’est une version courte, lisible, presque brutale : où je suis, à quelle heure je dois passer, combien je remplis, ce qui arrive après.
Si l’information n’aide pas une décision en course, elle n’a pas sa place dans le roadbook principal. Elle peut rester dans la préparation, mais pas dans la fiche que tu consultes avec les doigts froids ou les mains pleines de gels.
Les informations qui comptent vraiment
Le reste est secondaire. Une belle mise en page ne sert à rien si l’information importante est noyée. Le roadbook doit être compact, lisible sur téléphone, imprimable, et utilisable même si tu n’es plus très frais.
- Nom du point : ravito, sommet, bifurcation importante, point de passage.
- Kilométrage et D+ déjà réalisés.
- Temps de passage prévu selon ton scénario principal.
- Recharge exacte : eau, iso, gels, solide si besoin.
- Alerte simple : grosse montée après, descente technique, section longue sans ravito.
Le danger des plans trop détaillés
Un plan au kilomètre est utile pour préparer. Mais en course, tu n’as pas besoin de relire 47 lignes. Tu as besoin de repères. Si tu sais que le ravito arrive au km 23, que tu dois repartir avec 1 iso et 1 eau, et que la section suivante fait mal, c’est déjà l’essentiel.
Le détail doit exister, mais il ne doit pas polluer la vue jour J. Il faut séparer la préparation complète et la fiche opérationnelle.
Le format que je préfère
Une table simple : point, km, heure, recharge, note. Pas plus. Une ligne par point important. Si ça ne tient pas sur un écran de téléphone ou une petite impression, c’est probablement trop chargé.
C’est exactement l’esprit du roadbook paceYourTrail : faire le lien entre estimation, ravitos, nutrition et notes terrain, sans transformer la course en tableur illisible.