Pourquoi découper
Dire ‘j’ai 47 km à faire’ ne donne pas un plan. Ça donne une distance. Le cerveau ne gère pas bien une course comme un seul bloc, surtout quand la fatigue arrive. Ce qui marche mieux, c’est de transformer le parcours en sections logiques.
Une section, ce n’est pas forcément un kilométrage rond. C’est un morceau qui a du sens : montée principale, descente technique, liaison roulante, portion exposée, ravito à ravito, final qui peut faire mal.
Les bons critères de découpage
Le découpage doit servir une décision. Si une section ne change rien à ta manière de courir, boire, manger ou gérer l’effort, elle n’est peut-être pas utile.
- Changement net de pente ou de terrain.
- Ravito ou point de passage important.
- Section longue sans possibilité de refaire le plein.
- Descente qui demande de la lucidité.
- Fin de course où le plan doit rester très simple.
Ce que ça change le jour J
Quand tu connais tes sections, tu ne te demandes pas en permanence si tu es bien ou mal. Tu sais que telle montée est longue, que telle descente ne rendra pas beaucoup de temps, que tel ravito doit être rapide, que telle portion demande de boire avant d’avoir soif.
Ça évite aussi de paniquer si l’allure instantanée est moche. Sur certains morceaux, elle sera forcément moche. Ce qui compte, c’est le temps de passage et l’énergie que tu gardes pour la section suivante.
La méthode simple
C’est exactement le type de préparation pour lequel paceYourTrail a été pensé : passer d’un tracé GPX à un plan que tu peux vraiment utiliser. Pas une promesse de performance. Un support de décision.
- Importer le GPX et lire le profil complet.
- Marquer les ravitos, sommets, descentes clés et points exposés.
- Associer une intention à chaque section : courir, marcher fort, relancer, gérer, récupérer.
- Vérifier la nutrition par section, pas seulement au global.
- Sortir un roadbook court pour le jour J.