Le D+ n’est pas réparti gentiment
Quand une course annonce 1 700 m D+, ça ne veut pas dire que tu vas monter un peu tout le temps. Parfois, tu prends 900 m presque d’un bloc. Parfois, tu enchaînes des bosses courtes qui ne laissent jamais vraiment récupérer.
C’est pour ça qu’une moyenne distance/D+ est dangereuse. Elle lisse le problème. Sur le terrain, le problème arrive par morceaux, souvent au mauvais moment.
Marcher peut être la bonne décision
En trail, marcher dans une pente raide n’est pas un aveu de faiblesse. C’est souvent la manière la plus rentable de rester propre. Le mauvais réflexe, c’est de courir parce que ça ressemble encore à de la course. Résultat : fréquence cardiaque trop haute, quadris qui chauffent, et la descente suivante devient moins gratuite que prévu.
Sur une montée longue, la question n’est pas ‘est-ce que je peux courir ?’. La vraie question est : ‘est-ce que ça vaut le coût pour la suite ?’. Ce n’est pas pareil.
- Pente régulière mais longue : effort stable, pas de panique.
- Pente raide : marche active assumée.
- Relance au sommet : seulement si tu as gardé assez de marge.
La descente ne rend pas toujours le temps perdu
On entend souvent : ‘je perdrai dans la montée, je reprendrai dans la descente’. Possible. Mais pas automatique. Une descente technique, humide, caillouteuse ou déjà faite avec les jambes dures peut coûter autant qu’une montée mal gérée.
Le D+ doit donc être lu avec le D-. Une grosse montée suivie d’une descente roulante n’a pas le même impact qu’une grosse montée suivie d’un pierrier ou d’un single cassant.
À retenir
Le D+ ne sert pas juste à impressionner sur l’affiche de la course. Il sert à décider où tu mets ton énergie. Si tu ne fais pas ce travail avant, tu le fais pendant. Et pendant, tu es moins lucide.